TC-Val - Récits de course

Karim Baccouche et Antoine Turpin au Trail d'Erquy le 30 Avril 2022

Mise à jour le Lundi, 09 Mai 2022 22:27

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Yann, Karim et Antoine au départ du Trail d'ErquyKarim Baccouche au Trail d'ErquyAntoine Turpin au Trail d'Erquy

« Si tu n’as pas fait le trail d’Erquy, tu n’as rien fait ! »

C’est ainsi que titrait Ouest France pour parler de cette 18ème édition très attendue après deux années d’« absence » pour raisons sanitaires. Mais l’équipe du Trail des Landes & Bruyères a relancé avec brio cette organisation fort de ses 600 bénévoles (ça fait rêver, non ?!). Les traileurs comme les routiers étaient au rendez-vous avec 1200 inscrits pour 1080 classés sur le 33km pour se mesurer, se dépasser mais surtout se faire plaisir sur ce fabuleux terrain de jeu qui s’étend du bourg de Plévenon en passant par les plages des sables d’or, les pinèdes de Lanruen et les landes du Lourtuais jusqu’aux long quais du port d’Erquy.

Comme au Glazig fin janvier, la « délégation » TC Val est réduite à la paire que nous formons avec Antoine. Nous faisons le déplacement « en bétaillère » avec Yann qui court mais pas sous les couleurs Noir & Rouge et Pascal qui fait le GA (Gentil Accompagnateur). Les conditions sont idéales pour courir avec un ciel qui se dégage avant le départ et une température « climatisée » par un vent de mer qui souffle N/N-E et qui ne devrait pas nous gêner dans notre progression. Comme d’habitude, nous faisons le choix de très peu nous échauffer pour nous contraindre à un départ prudent. Nous connaissons parfaitement le profil de ce parcours et ses pièges. Le 1er tiers est toujours « très roulant », les premières difficultés apparaissant au cours du 2nd tiers pour s’intensifier dans le dernier tiers quand les organismes sont déjà éprouvés.

Après une photo souvenir dans le paquet sous l’arche de départ, chacun de nous se met en mode « course » et part au coup de pistolet et à son allure pour « se placer sans se cramer ». Au bout de 5km, Yann est déjà loin devant (je ne le reverrai pas avant le 20ème kilomètre) et Antoine sans doute à quelques hectomètres derrière mais on ne regarde jamais derrière, c’est la base ! Au bout de 10km, le peloton s’est bien étiré le long de la côte, la tête de course n’est plus visible depuis longtemps et les places se figent un peu avec l’apparition des premières bandes de sable… qui sont cette année agréablement plus « fermes » et évitent de trop s’enfoncer et donc de gaspiller d’énergie. A mi-chemin viennent les premières « vraies » côtes et il faut durcir l’effort pour maintenir le train afin d’éviter de perdre de précieuses minutes cumulées. Toutefois, les sorties de plage en escaliers se font en mode « marche rapide » en prenant appui avec les mains sur les quadriceps (pour avoir parfois testé ces parties en courant par le passé, je sais que ça ne rapporte rien… ou pas grand-chose voir même que ça peut coûter très cher). Finalement, je retrouverai Yann vers le 20ème km qui n’a plus de « jus » et fait le choix de gérer son allure pour terminer à « bon » port. Je rencontrerai à mon tour un passage à vide durant quelques kilomètres sur les hauteurs d’Erquy et à proximité du Lac bleu. Je grappillerai malgré tout encore quelques places sur le classement final en terminant 43ème en 2h37’, Yann finira en 65ème en 2h41’ et Antoine 93ème en 2h48’. Nous savions tous les trois qu’en dehors d’avoir 3 ans de plus, nous n’étions pas dans la même « forme » qu’à notre précédente participation mais pour Antoine et moi, la satisfaction d’avoir « fait notre course » domine car même si nous reculons un peu dans le classement scratch, force est de reconnaître que le niveau (et la densité) augmente aussi chaque année. En revanche, pour Yann, il reste loin de son chrono « canon » de 2h23’ et de sa 10ème place de 2019 mais comme il le dit lui-même « la logique est respectée : l’entraînement sert à quelque chose » !

Après une remise en condition et un verre sur le port en compagnie d’amis et sociétaires du CJS St Malo, nous reprenons la route vers la Normandie. Merci chauffeur (Pascal, qui lui en nous attendant, a couru en solo loin des chronos en mode « découverte » de cette magnifique côte) !

   

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